Nous arrivons le 29 à El Calafate, et nous choisissons le super plan du routard : une petite auberge de jeunesse proposant des lits en dortoir à des prix plutôt bas pour cette ville très touristique. Une nuit, deux nuits... Me voilà couverte de boutons d'insectes... des punaises de lit ! Le premier jour, je me dis que ça va passer, ils sont encore plutôt petits. C'était sans compter les démangeaisons atroces qui commencent, mais je reste assez zen. Le 30, Marie et Steph débarquent (youpiiiiiii)... (photo des tortues ninjas. Qui a le sac le plus classe ?)

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... et nous avons réservé une cabaña (sorte de petit chalet) pour tous les cinq. Changement d'hôtel donc. Nous arrivons tôt le matin et la cabaña n'est pas encore prête, nous attendons à la réception, et on se fait des copains : Papi et Mamie du sud de la France, tout contents de parler aux d'jeuns. Tout en conversant aimablement, j'essaye de cacher mes boutons dans le cou mais l’œil avisé de la patronne les repère, et lorsqu'elle se plante devant moi et qu'elle me dit « De que hostal viene ? » « Que es esto ? », je ne fais pas la maligne. Et c'est là que Papi et Mamie, heureux de cet intermède « pustule » racontent à qui veut l'entendre qu'ils ont rencontré un gars qui avait eu des œufs de mouche sous la peau, qu'il avait été obligé de se faire opérer etc, etc. Je leur rappelle qu'on parle de punaises de lit, et là, Mamie pour se montrer solidaire, soulève son pantalon jusqu'à la cuisse (beau spectacle que nous avons apprécié) pour nous montrer le seul bouton qu'elle avait : « Moi aussi j'ai été piquée, moi aussi ! ». Oui, finalement, on va aller faire désintégrer les punaises, parce que bon, le strip-tease de Mamie... Nous voilà donc à la rue pendant quatre heures, en tongs et en tee-shirt, pendant qu'un gars vient désinfecter tout ça. Bonne nouvelle : nous n'aurons plus de nouveaux boutons, nous avons vaincu les punaises, et on peut enfin faire la fête ! Pour fêter le passage en 2012, nous avons donc une petite maison rien que pour nous et plein de bars sympas (et de beaux argentins) à découvrir. On en profite pour souhaiter une bonne année à tous nos fidèles lecteurs !

Le 2 janvier, nous sommes allés voir une des merveilles du monde : le glacier Perito Moreno.

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Immense coulée de glace de 30 kilomètres de large et avec une superficie de 250 km2 (l'équivalent d'une ville comme Buenos Aires pour donner un ordre d'idée...), le Perito Moreno est l'un des seuls glaciers au monde qui n'est pas en régression, et même, a gagné de l'espace, quasiment trois mètres par jour ! Le glacier est également très connu pour ses fameuses « rupturas », ruptures en français, souvent très spectaculaires. Ces ruptures sont provoquées par la glace qui bloque l'écoulement de la rivière, ce qui forme peu à peu un vrai barrage. L'eau s'accumule, la pression s'accentue et finit par briser la glace ! Première rencontre avec ce géant bleu : petite balade en bateau ! La hauteur de ces pics de glace est impressionnante (près de 70 mètres), savoir qu'il y a 100 mètres sous l'eau l'est encore plus ! Après ce tour sur l'eau, nous sommes restés observer le glacier un long moment, sur des passerelles proches de la glace. Pendant deux heures nous avons observé les nuances de bleu, pensé à une immense meringue en regardant les pics de glace, écouté les craquements du glacier et prié pour qu'une partie se détache ! Notre patience a payé, nous avons vu plusieurs morceaux se détacher et tomber dans l'eau avec un bruit impressionnant ! Des moments qui nous ont donné la chair de poule. Le glacier en images :

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